Surveillance au travail : une problématique managériale

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Surveillance des employés : une pratique évolutive

En France, la surveillance au travail est une pratique strictement encadrée. Pour avoir le droit de filmer leurs salariés, les employeurs doivent notamment faire une déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), consulter les représentants du personnel et informer les salariés en indiquant l’emplacement et l’objectif des caméras.

Cette surveillance est parfois mal perçue par les salariés qui se sentent espionnés. En réponse aux craintes, les employeurs évoquent la question de la sécurité lorsqu’il s’agit d’avoir recours à la vidéosurveillance. Parmi les grands adeptes de la surveillance au travail : le secteur des grandes distributions, en recherche constante de nouvelles techniques.

La lutte contre le vol reste un fléau pour les enseignes. La vérification des procédures de caisse et le contrôle à la sortie du personnel sont monnaie courante. Aux Etats-Unis, Walmart, l’un des premiers groupes de grande distribution, s’apprête à recourir à la surveillance audio. En installant des micros pour écouter les personnes qui travaillent aux caisses, le groupe entend mesurer la productivité des équipes – en écoutant le nombre de « bips » par minute, mais aussi leurs conversations.

La nécessité de restructurer le management

 
A l’heure de la surveillance de masse, reconnaissance faciale, vidéo de surveillance, surveillance audio sont autant de méthodes toujours plus intrusives qui posent question en termes de management éthique. Ces nouvelles techniques sont sources de tension chez le salarié qui peut interpréter leur utilisation comme un manque de confiance de la hiérarchie, pouvant nuire à la qualité de vie au travail et au sentiment d’appartenance, et cela sans garantir l’efficacité de rendement.

Pour contrer ces dérives, de nouvelles formes de management plus axées sur la confiance sont adoptées par les entreprises. Dans son article « Le paradoxe de la transparence », le professeur Ethan Berstein de la Harvard Business School cite l’exemple des travailleurs chinois dont la productivité a augmenté lorsque la surveillance a ralenti. Le simple recours à un rideau entre des travailleurs et leur employeur a conduit à un gain de productivité de 15% ! Un bon exemple des résultats qui peuvent s’accomplir en plein essor de la philosophie d’entreprise libérée !

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