La sécurité en milieu urbain fait face à des contraintes spécifiques : densité du trafic, zone piétonnes, accès réglementés et multiplication des sites à surveiller.
Dans ce contexte, les rondes de sécurité réalisées en véhicule léger montrent rapidement leurs limites, notamment en termes de délais d’intervention.
Ici, nous allons voir que les rondes en moto s’imposent aujourd’hui comme une solution efficace, mobile et parfaitement adaptée aux grandes villes.
L’agilité et la rapidité : des atouts décisifs en environnement urbain
En ville, la moto permet une circulation fluide malgré les embouteillages et un accès facilité aux rues étroites, parkings souterrains ou zones à circulation restreinte.
Plusieurs études menées par des collectivités urbaines montrent que les deux-roues motorisés réduisent les temps de déplacement de 30 à 50% par apport à une voiture aux heures de pointe.
En effet, une analyse du CSIAM[1], une organisation professionnelle française qui représente les acteurs de la mobilité motorisée et relayée par la Fédération des Motards de France, indique que remplacer 10% des voitures par des motos sur un axe urbain peut réduire jusqu’à 40% le temps perdu dans les embouteillages.
Concrètement, un agent en ronde moto peut couvrir plusieurs sites en un laps de temps réduit et intervenir plus rapidement lors d’une alerte, limitant ainsi les risques de dégradation, d’intrusion ou de vol.
Une présence visible et fortement dissuasive
La visibilité d’un agent de sécurité en moto peut constituer un puissant levier de dissuasion. Dans certain contexte urbain, on peut supposer que la mise en place de rondes de sécurité motorisées, notamment aux horaires sensibles (soirées et nuits) favorise une surveillance plus mobile et moins prévisible.
De la même manière, dans des espaces ouverts au public comme les parkings souterrains ouverts au public, la présence visible et régulière d’agents en moto participe à la prévention des dégradations et des actes de vandalismes.
La réactivité accrue et la visibilité du dispositif sont susceptibles d’influencer le comportement des individus mal intentionnés, en augmentant la perception du risque d’intervention.
Ainsi, l’usage de la moto apparait comme un outil pouvant renforcer l’image de professionnalisme, de modernité et d’efficacité d’un dispositif de sécurité, rassurant usagers, salariés et riverains.
Une solution économique, écologique et polyvalente
Comparé à un véhicule léger, la moto présente un coût d’exploitation inférieur et une consommation de carburant réduite, diminuant l’empreinte carbone du dispositif.
En milieu urbain, une moto de ronde consomme en moyenne 3 à 5 litres/100 km[2], contre 6 à 10 litres/100 kmpour un véhicule léger utilisé dans des conditions de circulation dense. Sur un dispositif couvrant plusieurs sites en centre-ville, cela représente une réduction de consommation de carburant pouvant atteindre 40 à 50 %.
En termes environnementaux, cela contribue ainsi aux objectifs de mobilité durable fixés par les collectivités et gestionnaires de sites.
Grâce à des agents formés, des équipement adaptés et des procédures strictes, les rondes motos s’intègrent dans une approche globale de la sécurité urbaine.
Agilité, rapidité, dissuasion et maitrise des coûts sont les maitres mots qui font de ces agents et de leur équipement une solution stratégique, parfaitement alignée avec les exigences des grandes villes et mégapoles d’aujourd’hui.
[1] https://francemotocyclisme.com/2024/06/28/le-rapport-du-csiam-dans-le-journal-le-figaro/
[2] https://www.auto-mechanic-info.com/comparaison-consommation-moto-vs-voiture-lequel-est-plus-econome/