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Groupe Sgp Article 20 Ans SGP Et Après 6174

Publié le 14 septembre 2026

20 ANS, ET APRÈS ? 

À quarante-cinq ans, et sentant déjà arriver en embuscade la cinquantaine, je repense à mon ambition de fringant vingtenaire de ne plus être obligé de travailler à quarante ans. « Objectif non atteint », pourrais-je me dire.

En revanche, que de chemin parcouru et combien d’autres rêves réalisés au-delà de mes espérances !

L’été m’a laissé divaguer sur les 20 années écoulées et à imaginer les vingt années futures au travers d’un texte. L’écriture doit, je pense, faire partie de la vie du dirigeant. L’esprit travaille, imagine, crée, réfléchit, anticipe, visualise… un peu à l’instar d’un sportif qui doit, avant son match, avant d’effectuer sa prestation, se mettre dans sa bulle pour réaliser ensuite sa meilleure performance.

Je vous invite donc à un bref voyage qui évoque mes vingt ans de carrière, afin de construire et même d’anticiper ce que les quarante ans de SGP pourraient être.

L’INSOUCIANCE DE LA JEUNESSE !

Après ne pas avoir obtenu mon BTS par alternance au sein d’une entreprise de télécopieurs et de fax – rien que de dire le mot « fax », je sens que j’ai vieilli ! – puis être entré dans une boutique d’articles de sport chez PUMA, je décroche mon premier CDI chez Koor’s & Son, le haut de gamme de la société d’habillement Brice, en tant que responsable de magasin. Durant un an, je découvre le pilotage d’une petite équipe.

Je comprends vite que le commerce et le management me sont assez naturels.

Mon premier enfant arrivant à grand pas, je décide alors d’essayer de mieux gagner ma vie en devenant commercial à la Française des eaux, toujours dans ma Lorraine natale. Je sillonne les entreprises régionales pour mettre en place des distributeurs à café et des fontaines à eau.

Vente en entonnoir, discours prémâché, je m’exerce à convaincre chaque jour un peu plus, un peu mieux. À vingt-deux ans à peine, j’ai l’impression de faire de la vente comme on vendait les encyclopédies… Nous étions quand même loin du film légendaire Les Portes de la gloire, dans lequel Benoît Poelvoorde et sa bande caricaturent les métiers du commerce d’antan !

Mes semaines sont chargées. Le lundi matin à 8 heures, réunion commerciale, et de 14 heures à 19 heures, prospection téléphonique. Le mardi, j’enchaine 8 rendez-vous. Le mercredi, pareil. Le jeudi, de nouveau du phoning de 8 heures à 19 heures, et puis le vendredi, encore 8 rendez-vous. Je m’éclate à cette époque et je prends aussi confiance en moi : une belle expérience qui m’a fait du bien.

Un an plus tard, je vends une machine à café dans une société de sécurité : la B.I.R., veuillez comprendre : Brigade Intervention Rondes. Leur logo ? Un berger allemand aux dents affutées à côté d’un agent de sécurité. Je n’aurai pas trouvé mieux.

Le courant passe bien avec cette « start-up innovante » et elle me recrute en tant que commercial. Je découvre alors ce secteur si particulier qu’est la sécurité privée avec ses spécificités comme la sécurité mobile et la surveillance humaine.

Je me rends compte que ce domaine d’activité me plait et ce d’autant plus qu’il fait évoluer mon approche du métier de commercial. Je dois m’occuper de la bonne mise en place des prestations, coacher les agents, assurer une sorte de service après-vente, développer et appliquer des principes de management. J’adore.

Enfin c’est à cause (ou grâce) à des retards de salaire, à des commissions non payées, un contrat de travail absent, que découle mon envie d’ouvrir et créer ma propre entreprise. À vingt-quatre ans, je décide alors de lancer le projet S.G.P. Lorraine. Mes parents, fonctionnaires tous les deux, étaient quelque peu angoissés…

Alors que ma fille n’avait que trois ans et que mon fils allait naitre 6 jours plus tard, SGP voyait le jour dans un studio messin de 20 mètres carrés. Autant dire qu’à l’époque pas grand monde misait sur cette microentreprise ! Mais l’insouciance et la volonté de réussir étaient déterminantes. Je n’avais pas forcément conscience de ce que j’entreprenais, j’avais simplement envie et je débordais d’énergie !

CONSTRUIRE, ORGANISER, DÉVELOPPER

Je vous propose de faire directement un saut temporel de dix ans. C’est là que véritablement SGP se structure et passe en mode « entreprise libérée »[1]. Les lectures que j’ai eues m’ont toujours incité à essayer de faire autrement et à motiver de différentes façons. Avec ce type d’initiatives, nous développons de nouvelles mesures sociales, nous échangeons avec les personnes du terrain, nous tentons de trouver des solutions ensemble.

Toujours avec cet esprit de conquête, toujours avec cette bonne humeur qui ont animé nos premières années et qui nous caractérisent aujourd’hui encore. Les apéros au siège, les soirées, l’accueil des nouvelles recrues, nous avons toujours eu un ADN humain et festif. C’est à entretenir, for sure !

Nous voilà donc en 2015, avec 260 salariés et une organisation structurée autour de quelques pôles que sont les services exploitation, paie, RH et qualité.

Arrive 2022, où nous décidons de réaliser notre première croissance externe avec l’acquisition d’ATS et de FMS[2]. L’entreprise atteint 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1 260 salariés. Le COVID a également fait son apparition et nous traversons les orages.

En 2023, c’est le moment où l’on recrute un directeur général avec l’objectif d’atteindre le seuil de 100 millions de chiffre d’affaires. En trois ans, le groupe SGP ouvre 5 agences, embauche 60 personnes aux services supports, crée 3 nouveaux centres de formation, investit dans de nouveaux locaux à Albi pour y installer son Centre opérationnel de sécurité, agrandit ses locaux à Duttlenheim et enfin développe 3 nouvelles filiales dans la protection rapprochée, la sécurité mobile et les services innovants.

On a quelque peu abusé dans les projets, j’avoue !

Concrètement, ces 3 années ont été extrêmement intenses avec pour résultat non seulement l’atteinte de ce fameux seuil des 100 millions de chiffre d’affaires, mais également la survenue de difficultés que nous avions sous-évaluées. La structure a souffert de cette croissance très rapide et beaucoup de choses ont été oubliées. Avec le recul, je dirais presque que c’est normal. Nous avons fait des erreurs, moi le premier, et le temps était venu de démarrer une nouvelle ère.

L’année 2025 marque donc un nouveau départ, un de plus ; l’entreprise se réorganise et s’appuie sur des bases beaucoup plus solides pour dessiner de nouvelles ambitions.

Merci, un grand merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à ce parcours si riche et si passionnant. Merci de supporter mon impétuosité, aussi !

SE PROJETER DANS LES 20 PROCHAINES ANNÉES !

Une acheteuse m’a dit en 2025 : « Alors, vous vendez quand ? » J’avoue que je ne m’attendais pas à la question. Je lui ai pourtant répondu spontanément : « Je préfère être heureux à crédit que malheureux en Porsche ! » À la fin de la soutenance, elle m’a expliqué avoir vécu l’expérience avec l’un de ses fournisseurs, parti après avoir vendu. Et c’est vrai que j’entends souvent que l’entrepreneur est heureux quand il vend. Moi, je pense exactement l’inverse.

L’entrepreneur est heureux quand il crée, quand il développe, quand il fait bouger les lignes et quand surtout, ses équipes sont avec lui. Sinon, il s’ennuie. Pour un entrepreneur, ne pas avoir de projets, c’est une mort à petit feu. Donc, qu’on se le dise, SGP n’est pas à vendre !

Nous avons énormément de projets et le « 5/5/20 » est notre nouvelle vision : dans 5 ans, être dans le top 5, pour durer encore au moins 20 ans.

Avoir une vision déclenche immédiatement de l’action, des actions.

Trois principes nous guident :

  • Savoir piloter en mode « projet ». Une entreprise qui avance, qui se veut performante, qui souhaite passer des étapes, des seuils, des paliers, se doit de savoir piloter en mode « projet ». Agilité, organisation, points d’étape, travail de groupe, répartition des tâches, rétroplanning, sont quelques nouveaux mots qui intègrent le dictionnaire de SGP. Le mode projet est un mode de fonctionnement important pour avancer. En tant qu’entreprise encore jeune et concentrée sur une croissance forte, nous ne l’avons pas assez appliqué ;
  • Savoir suivre un plan de transformation. L’ADN du groupe, ses valeurs, sont fortement ancrées, mais un plan de transformation s’impose lorsque l’on souhaite changer des éléments en profondeur. Savoir s’entourer de personnes qui savent faire et qui recentrent certains débats sur l’essentiel permet d’aider dans cette étape, qui est aussi un gage de pérennité à long terme. Passer d’un mode croissance à un mode gestion, puis repasser sur un mode croissance, mais avec le mode gestion combiné…Tel sera un de nos guides ces prochaines années ;
  • Savoir innover et trouver ses avantages concurrentiels. La réussite de SGP dépend bien sûr de ses collaborateurs impliqués et attachés à l’entreprise. Mais ce sont aussi les innovations que nous avons su mettre en place au fil de notre parcours qui ont créé la différence. Cet état d’esprit continue de nous animer.


La certification comme gage de qualité : le groupe SGP sera en 2026 l’entreprise de sécurité privée la plus certifiée de France. Après tout, nos clients actuels, comme ceux à venir, le sont également : pourquoi ne rechercheraient-ils pas des fournisseurs qui ont la même politique ?

Un pacte social motivant : en 2024, SGP a signé un nouveau pacte social dont l’ambition est d’être le mieux disant. Cet accord est particulièrement important ; il permet une différenciation forte pour nos salariés et donc pour nos clients.[3] L’attachement à l’entreprise est une caractéristique de SGP, le turnover est faible, ce qui nous aide à garder et à développer nos compétences. Dans un futur proche, il est évident que nous devrons encore trouver des innovations sociales pour permettre à l’entreprise et à ses salariés un objectif de « gagnant / gagnant ».

Une spécialisation forte : notre portefeuille est constitué de clients qui aspirent à une qualité de prestation maximum. Nous restons ancrés dans notre stratégie d’expertise métier : la sécurité des sites industriels, tertiaires, logistiques ou de la Défense. Savoir s’écarter des prestations à faible valeur ajoutée, à bas prix, précaires, constitue un gage de sérieux pour nos clients. En les évitant, nous nous épargnons nombre de difficultés et apportons plus de stabilité à nos salariés tout comme à nos clients les plus exigeants.

Des centres de formation pour développer les compétences : le Groupe peut s’appuyer sur ses 4 centres de formation en interne avec 2 axes forts : celui des formations réglementaires évidemment, mais aussi toute une gamme de formations sur mesure, élaborées spécifiquement pour les besoins de nos clients. Des innovations comme la formation digitale, à distance, via notre plateforme SGP E-Learn[4], ainsi que les possibilités qu’offre la réalité virtuelle viennent compléter la large gamme des formations au sein de SGP.[5]

Éthique et RSE : j’ai décidé de mettre en place un comité d’éthique et de m’entourer de quelques sages dans le domaine. Le premier se tiendra en juillet 2026. Cela est véritablement innovant dans notre secteur. La RSE compose bien entendu une partie essentielle de ce projet important. Des informations à ce sujet suivront prochainement.

Souveraineté pour nos clients : n’oublions pas que notre cœur de métier est la sécurité et encore plus spécifiquement la sûreté. La souveraineté se doit d’être au cœur de nos préoccupations du fait de notre responsabilité dans le continuum de la sécurité et de notre portefeuille de clients sensibles. À ce jour, tous les acteurs du secteur fonctionnent avec la solution GuardTek de la société américaine Trackforce. Nous souhaitons sortir de ce schéma et SGP IT (Technologie de l’information) est la structure qui viendra casser ces schémas, pour permettre le virage technologique attendu par des clients exigeants.

Prendre le virage du digital : l’arrivée de l’intelligence artificielle générative dans nos organisations doit nous interroger. Il me semble nécessaire qu’elle intègre certains de nos process, afin d’automatiser les tâches utiles mais chronophages qui ne créent pas de véritable valeur ajoutée. Au-delà de l’IA générative, nous ouvrons d’autres réflexions concernant le développement d’outils d’intelligence artificielle qui soient spécifiques aux besoins et aux particularités de notre métier.

Notre outil maison, SGP Connect, fait partie du virage digital que nous proposons déjà à nos fournisseurs, et que nous offrirons prochainement à nos clients. Dans  l’univers SGP qui leur sera dévolu, ils pourront trouver en toute facilité toutes les informations concernant leur prestation de sécurité.

IN FINE

Le titre « 20 ans, et après ? » s’est imposé à moi une fois la célébration des vingt ans de SGP passée en octobre 2025[6]. Il évoque bien entendu la poursuite de l’aventure SGP et m’a encouragé à prendre mon clavier pour réfléchir à notre histoire, en imaginer la suite et partager ma vision avec vous.

Après ces 20 premières belles années, je suis prêt, SGP est prêt pour un nouveau chapitre. Nous sommes prêts pour de nouvelles étapes, prêts à réaliser la vision du Groupe, « 5/5/20 » : dans 5 ans, être dans le top 5, pour durer, au minimum, 20 ans de plus !

Je le redis ici, mais c’est central dans un parcours comme le nôtre : merci.

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait, qui font et qui feront partie de cette aventure magnifique et passionnante. Merci à nos clients et à notre environnement de nous faire confiance et merci aussi à vous, cher lecteur, pour m’avoir lu jusqu’au bout.

Chaleureusement.

Florian Pette,
Président fondateur du groupe SGP,
été 2026 !